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Photographie de Bretagne
 

 
:: Pont-Aven ::

Pont-Aven ( école de )

Nom donné à un groupe de peintres qui ont travailléà Pont-Aven (Finistère) à la fin du XIXe siècle. Fréquentée dès les années 1870 par de nombreux artistes français (dont Camille Corot) et étrangers (américains, suédois, etc.), la bourgade doit sa célébrité à Paul Gauguin. Celui-ci s'y installe en 1886 et rencontre Émile Bernard. Cherchant à se dégager de l'impressionnisme, les deux artistes se lient. Gauguin peint en 1888 La Vision après le sermon ou la Lutte de Jacob avec l'Ange (Édimbourg, National Gallery of Scotland), peinture inaugurale d'un nouveau style, tandis qu'Émile Bernard, avec La Bretonne dans la prairie, se fait le théoricien du synthétisme naissant. Cette nouvelle esthétique se caractérise par l'emploi de couleurs pures posées en aplats, cernées par un dessin vigoureux, dans la manière du cloisonnement de plomb d'un vitrail.

Pont-Aven va devenir, autour de 1888, une colonie d'artistes, autour de Gauguin, Émile Bernard, Paul Sérusier, Maurice Denis, et des peintres de moindre renommée tels qu'Armand Seguin, Henri Moret, Ernest de Chamaillard et Émile Schuffenecker. Sous la direction de Gauguin, Sérusier peint un petit panneau à caractère très synthétique, Le Talisman, l'Aven au bois d'Amour, Pont-Aven (Paris, musée d'Orsay), qui offre la vision abstraite d'un paysage traité avec les couleurs posées en deux aplats, mais juxtaposées, et sans le contour. Sérusier, cultivé et mystique, se fera, à Pont-Aven et au Pouldu, le porte-parole des nabis, qui seront sensibles à la diffusion des estampes japonaises. Ces artistes, parmi lesquels Gauguin, participeront à des expositions de groupe avec les XX à Bruxelles, et à celle qui se tiendra à Paris en marge de l'Exposition universelle de 1889, au café des Arts, sous le titre " Groupe impressionniste et synthétiste ". Au printemps 1889, deux nouveaux membres se sont joints à eux : les peintres Meyer de Haan et Charles Filiger. En 1891, Gauguin, chef de file de l'école de Pont-Aven, s'embarque pour Tahiti, à la recherche d'une inspiration que la Bretagne a cessé de lui offrir. Une des dernières œuvres peintes avant son départ, La Perte du pucelage ou l'Éveil du printemps (1890-1891, Norfolk, The Chrysler Museum), est empreinte d'un symbolisme au caractère primitif. Deux courants caractériseront l'école de Pont-Aven : le premier allie folklore, symbolisme et catholicisme (Sérusier, Bernard, Filiger) ; le second se rattache à l'impressionnisme (Moret, Maxime Maufra, Chamaillard). Après le départ de Gauguin (qui y reviendra en 1894), Pont-Aven continuera d'être un lieu fréquenté entre autres par les nabis et des artistes tels qu'Amiret ou Georges Lacombe.

 

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